CHAMBORD

En 1519, François Ier ouvre à quelques lieues de Blois, au cœur d’un désert d’arbres et de marais prés d’un village à demi abandonné, un immense chantier dont il ne verra pas la fin.

CHAMBORD

François Ier visite quatorze fois le chantier de Chambord. Le château connaît l’abandon régulier propre aux résidences royales : le roi, en effet, sillonne son royaume pour se faire voir et imposer son autorité.

CHAMBORD

L’édifice conserve la silhouette d’un château fort, flanqué de tours, ceinturé de douves ; mais les innovations rapportées d’Italie lui donnent sa singularité.

CHAMBORD

Vainqueur de la bataille de Marignan, François I entend séduire par les pierres comme il a séduit par les armes. Pour ce prince qui dessine à ses heures perdues des palais de papier, il est temps d’éblouir le monde par une œuvre parfaite et nouvelle.

CHAMBORD

Au sortir de l’escalier, on prend pied sur les terrasses. Une vis mène au sommet de cette tour lanterne aux reflets bleus. C’est la hune du mât, l’ultime station possible. Le petit lanternon juché au sommet n’accueille, lui, plus personne : il supporte une fleur de lys, symbole du royaume.

CHAMBORD

Château et parc sont indissociables. L’enclos boisé fait partie du projet originel de François et donne au vaste palais sa première raison d’être : la chasse.

CHAMBORD

La terrasse relie le donjon à l’aile royale. Celle-ci relève d’un second projet de construction. Originellement, en effet, le château devait se réduire au donjon.  Puis il vint au roi l’idée d’agrandir ce noyau initial en l’enserrant dans une vaste enceinte.

CHAMBORD

Chambord est un château à deux visages : au sud, un donjon enserré d’une enceinte et au nord, la majestueuse ordonnance d’une façade étirée sur quelque 156 mètres.

CHAMBORD

L’enceinte basse, que vous avez sous les yeux en contrebas, fut un cas exemplaire de questionnement et de doctrine patrimoniale. Depuis la position que vous occupez, vous en découvrez aisément la couverture en terrasse, bordée de balustres.

CHAMBORD

Le foisonnement décoratif des terrasses surprend. Tout ce que le château recèle de fantaisie semble s’y concentrer. Le tuffeau contraste avec l’ardoise.

CHAMBORD

Au centre de la grande salle en croix, l’escalier assujettit tout l’espace à sa monumentale envolée. La « plus extraordinaire invention de Chambord », attire le regard dès l’entrée mais ne trahit pas sa présence à l’extérieur.

Le Château de Chambord

En 1519, François Ier ouvre à quelques lieues de Blois, au cœur d’un désert d’arbres et de marais prés d’un village à demi abandonné, un immense chantier dont il ne verra pas la fin.

Vainqueur de la bataille de Marignan, le jeune roi entend séduire par les pierres comme il a séduit par les armes. Pour ce prince qui dessine à ses heures perdues des palais de papier, il est temps d’éblouir le monde par une œuvre parfaite et nouvelle. Les agrandissements des châteaux de Blois et d’Amboise, étaient des tentatives réussies mais partielles. Chambord sera le premier château de François entièrement sorti de terre.

L’édifice conserve la silhouette d’un château fort, flanqué de tours, ceinturé de douves ; mais les innovations rapportées d’Italie lui donnent sa singularité. Surgi dans la solitude d’un parc clos de murs, aujourd’hui aussi vaste que Paris intra-muros, Chambord sera le château des plaisirs de la royauté, toujours saisonniers et nomades. On y vient peu, on y chasse, on n’y reste guère. A l’écart des villes et des chemins, Chambord n’est pas le lieu d’exercice du pouvoir, mais son symbole : on le montre à ceux que l’on veut éblouir, ambassadeurs, souverains étrangers ou courtisans.